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Archives par mot-clef : travaux
L’impression 3D se démocratise en Suisse romande
Par Simon Koch. Mis à jour à 08h26
Fabriquer un objets en plastique est devenu presque aussi simple que d’imprimer une feuille de papier. Rencontre avec des passionnés romands qui ont fabriqué cette semaine leurs imprimantes 3D à Neuchâtel.

Fabriquer une imprimante 3D ressemble un peu à une leçon de travaux manuels.
SK
Neuchâtel, mercredi matin. Dans deux salles de la haute école ARC, 10 personnes s’affairent autour d’étranges cubes de bois aux arêtes noircies par une découpe au laser. L’ambiance est studieuse. On ponce un peu, on calibre beaucoup et on visse énormément.
Mais ces allures de leçons de travaux manuels sont trompeuses. Ces bricoleurs geek venus de toute la Suisse romande travaillent à une technologie en plein boom: l’impression tridimensionnelle.
Le Graal des geeks
Après trois jours de montage, tous et toutes repartiront avec leur imprimante 3D sous le bras. Le Graal se nomme Ultimaker: un cube de 40 cm de côté qui ne paie pas de mine, rempli de courroies, d’axes, de moteurs et d’une buse semblable à un pistolet à colle.
Connectée à un ordinateur, la machine est pourtant capable de lire un plan tridimensionnel et de matérialiser, par couches de plastique superposées, un objet en trois dimensions. Les possibilités sont illimitées: objets du quotidien, bibelots et prototype divers, même l’industrie aéronautique recourt à cette technologie pour fabriquer certaines pièces.
Cybercafé 2.0
A Neuchâtel, en fin de matinée les plus avancés ont terminé l’assemblage de leur imprimante. Ils testent pour la première fois leurs machines leur machine, qui émet une douce stridulation, à la fois aiguës et feutrées, à mesure que l’objet prend forme.
Il faut une vingtaine de minutes pour terminer un petit robot en plastique. Gaëtan Bussy, le responsable de l’atelier, photographie cette première création. Chercheur à la haute école ARC, il est le cofondateur du Fablab de Neuchâtel, cybercafé version 2010 où l’on se rend non pas pour surfer sur le Web, mais pour imprimer en 3D.
«Avec cette technologie, les gens auront chez eux de petites usines, qui leur permettront par exemple de fabriquer des pièces de rechange pour réparer leurs objets, explique le chercheur. C’est une belle revanche sur l’obsolescence programmée».

Vélos futuristes et casse-tête mathématique
Dans les deux salles de cours, les bricoleurs ont des profils et des projets très divers. Dario Ciani, ingénieur en microtechnique, fabrique à Neuchâtel sa première imprimante 3D. Concepteur de vélos futuristes, il compte utiliser sa nouvelle machine pour créer des prototypes de suspensions et de phares. «Et puis mes enfants vont rapidement apprendre à s’en servir pour fabriquer des pièces pour leurs jeux de construction», se réjouit-il.
«C’est le futur de notre métier», commente pour sa part Rémy Giglio. Orthopédiste à Carouge, il utilisera son imprimante 3D pour fabriquer des pièces complexes et sur-mesure, comme par exemple l’articulation d’un poignet ou des appareillages pédiatriques qui doivent souvent être adaptés à la croissance de l’enfant. Christian Blanvillain, mathématicien et informaticien, se réjouit quant à lui de fabriquer des puzzles en trois dimensions, à la fois casse-tête ludiques et outils de vulgarisation mathématique. Les plans seront mis à disposition sur le Net.
Mais tous n’ont pas encore une idée aussi précise de ce qu’ils entendent réaliser avec leur imprimante 3D. «C’est surtout un moyen d’expression qui m’interpelle, commente Patrick Lachat, créateur genevois. Cette téléportation de la matière a un côté cosmique».
En voie de démocratisation
L’impression 3D connaît un vrai boom, comme en témoigne cet atelier. «A l’origine, nous comptions accueillir et accompagner 5 personnes dans les locaux du Fablab, confie Gaëtan Bussy. Nous avons changé d’emplacement pour en accueillir le double et avons dû refuser du monde». L’expérience, positive, sera reconduite. Parallèlement, le prix des imprimantes 3D ne cesse de baisser. Pour leur Ultimaker à monter eux-mêmes, les participants de l’atelier ont chacun déboursé 2100 francs.
«L’outil se démocratise, se réjouit Gaëtan Bussy. Des gens avec des profils très différents s’approprient cette technologie et créent une communauté créative et solidaire. C’est vraiment réjouissant».
L’imprimante 3D trônera-t-elle dans chaque foyer d’ici 5 à 10 ans? Avant de devenir grand public, elle devra toutefois devenir plus simple à utiliser, tout comme les logiciels de modélisation 3D.
En attendant, il souffle parmi les pionniers de l’impression tridimensionnelle un esprit de partage et de créativité qui rappelle les débuts de l’informatique, quand des geeks californiens soudaient des microprocesseurs dans leurs garages.
Comme quoi, les révolutions technologiques ne se passent pas forcément par les laboratoires high-tech, et les budgets de recherche pharaoniques.
(Newsnet)
Créé: 10.05.2013, 08h26
Source Tribune de Genève
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Un implant cérébral pour contrôler un ordinateur
Des chercheurs américains sont parvenus à mettre au point une technologie permettant à un individu de contrôler le curseur
d’un ordinateur par la pensée.
C’est une première. Alors que le contrôle mental suscite tous les intérêts depuis des générations, des scientifiques de l’Université de Washington aux Etats-Unis ont démontré qu’il était possible de contrôler le curseur d’un ordinateur simplement en pensant. Publiés dans la revue Journal of Neural Engineering, leurs travaux se basent sur une technologie connue sous le nom d’électrocorticographie, régulièrement utilisée chez les patients atteints d’épilepsie.
Celle-ci consiste à placer des capteurs d’activité neuronale directement sur la surface du cerveau des sujets. Auparavant, les chercheurs avaient davantage pour habitude de coiffer les participants de bonnets munis d’électrodes ce qui permettait aussi de capter l’activité neuronale mais de manière beaucoup plus faible. Le contrôle était donc également plus difficile. Mais cette fois-ci, l’implant d’environ 1 centimètre carré a permis aux sujets de diriger le curseur avec une précision atteignant les 91%. Pour cela, il leur a simplement suffi de formuler mentalement le son de quatre voyelles différentes. Selon les chercheurs, ces résultats ont « démontré que l’implant peut être assez petit et à peine invasif », tout en permettant de contrôler efficacement le curseur à l’écran.
Au cours d’une autre expérience, les scientifiques ont également testé une électrocorticographie plus invasive. Mais les sujets devaient alors plutôt penser à des mouvements. Ainsi, les chercheurs espèrent mettre au point des futurs implants cérébraux qui enregistreraient les ondes correspondant au mouvement et à la parole et permettraient de contrôler différentes fonctions des ordinateurs simultanément.
Source News.Yahoo
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Chrome OS : Google travaille aussi sur une version tablette
Google propose depuis des années de nombreux produits à destination de bien des usages. Sur le terrain des systèmes d’exploitation, nous en connaissons deux : Android et Chrome OS. Or, tandis que les objectifs du premier sont clairs, ceux du second sont moins évidents. Et alors que les nouvelles se font rare à son sujet, voilà que des informations sur une version tablette apparaissent.
C’est CNET qui révèle la nouvelle en indiquant que le code source du système fournit des informations sur un portage en cours vers les tablettes. Cette information a de quoi surprendre, et pour cause. Chrome OS se destine à la base à une catégorie particulière de machine, les smartbooks. Ces derniers se présentent comme des netbooks, mais ne sont pas censés reposer sur des processeurs Intel (bien que ce soit possible).
Or, le marché des tablettes a transformé celui des netbooks. Et Google ne compte pas manquer le coche, puisque la version 3.0 d’Android est la première à être spécifiquement destinée aux ardoises tactiles. De fait, plus les versions d’Android avancent, et plus l’écosystème logiciel devient cohérent, avec un enrichissement progressif du SDK. Dans ce contexte, on se demande pourquoi Google travaille sur un tel aspect de Chrome OS. Peut-être s’agit-il de pistes de recherches en vue de certaines expérimentations ?
Source et lire la suite News.Yahoo
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Windows Phone 7 : des licences libres oui, la GPL non
La semaine dernière, nous avions discuté des conditions de développement de Windows Phone 7, pour que les applications puissent atterrir sur le Marketplace. On y trouvait un descriptif de toutes les licences qui ne pouvaient pas être utilisées, à commencer par la GPL et de nombreux dérivés. Mary-Jo Foley, de ZDnet, a obtenu quelques premiers éléments de réponse.
Microsoft citait essentiellement la GPL v3 à titre d’exemple, mais ses dérivées l’accompagnaient :
- La GNU General Public License version 3 elle-même
- La GNU Affero General Public License version 3
- GNU Lesser General Public License version 3
Et au cas où l’on aurait pensé que les autres étaient compatibles, les conditions indiquaient qu’une licence exclue signifie toute licence qui requière :
- La modification ou la distribution de l’application soumise à cette licence
- La publication ou la distribution du code source
- La mise à disposition pour des travaux dérivés
- La redistribution gratuite
Et pourtant, cela n’a pas empêché l’éditeur d’éclaircir la situation avec une explication qui ne convient pas vraiment à ce qui est annoncé dans les conditions :
« Le Marketplace de Windows Phone 7 supporte plusieurs licences open source, dont BSD, MIT, Apache Software License 2.0, MS-PL et d’autres licences permissives similaires. Nous révisons nos conditions de publication des applications de temps en temps en nous basant sur les retours des clients et des développeurs, et nous explorons la possibilité de les modifier pour prendre en compte d’autres licences open source dans de prochains révisions. »
Le porte-parole a indiqué que des applications open source se trouvaient déjà dans le Marketplace. Mais la situation sur la GPL v3 est effectivement bloquée pour l’instant. Nous attendons d’en savoir plus pour obtenir davantage de détails sur les raisons, ainsi que pour une liste plus précise. Lire la suite
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